Publication 2009
Comparé aux langues occidentales issue du latin, le chinois est considéré comme invariable, sans genre ni nombre. Les verbes ne se conjuguent pas; ils sont sans personne et intemporels. Les lettrés chinois savaient se servir de l'imprécision et de l'ambiguïté grammaticale pour construire une poésie subtile et imaginative : on ne sait jamais qui parle, qui répond, qui écoute dans un poème où la montagne, la fleur, le poète et le lecteur sont interchangeables, le futur et le passé se confondent pour créer la sensation de l'éternel.